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La Forêt Enchantée, un jardin partagé intergénérationnel

Résumé : Depuis 2018, les bénévoles de la Forêt Enchantée partagent leur passion pour le jardinage avec les enfants d’une école et les résident.e.s d’un logement social entre lesquels est installé leur jardin partagé en permaculture.

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Programme

  • Démarrage : 2018
  • Lieu de réalisation : Montreuil
  • Budget : N/C
  • Origine et spécificités du financement : Mairie de Montreuil, France Bénévolat et la CNAV

Organisme(s)

Localisation

Comité de lecture

  • Date de lecture de la fiche :  09/09/2020
Appréciation(s) du comité : Source d’inspiration !
Solution(s) : Environnement
Pays :  France, Île-de-France
Envergure du programme :  Locale
Opérateur(s) :  Association, ONG
  • Bénéficiaires :  Seniors, Population urbaine, Elèves, étudiants, Universel
  • Domaine(s) :  Agriculture, Loisirs, Sports, Participation citoyenne, Urbanisme, Intergénérationnel

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0 ( http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/ )
Pour citer un texte publié par RESOLIS : Hersent Philippe , « La Forêt Enchantée, un jardin partagé intergénérationnel », **Journal RESOLIS** (2020)

Origines et contexte du programme

L’initiative naît d’une rencontre de 4 acteurs plus ou moins familiers du quartier et du jardinage qui décident de créer ensemble un jardin partagé. La mairie leur procure alors un terrain devant un logement social du Haut-Montreuil ainsi qu’une livraison de terre : le jardin potager est lancé. Dans un premier temps, les résident.e.s du logement sont mitigé.e.s sur le projet, mais plus le jardin prend forme, plus iels l’acceptent et manifestent leur envie de participer.

Objectifs du programme

L’objectif principal du jardin est de créer du lien social entre les générations et les couches sociales. La majorité de la vingtaine d’adhérent.e.s est constituée de retraité.e.s, dont le tiers vivant dans le logement social juste au dessus du jardin. Chaque semaine, une centaine d’écolier.ère.s vient jardiner avec eux. S’il est un lieu d’échange ancré dans le quartier, le jardin reste ouvert à tous.tes et représente un pôle d’attractivité au-delà du quartier Signac.

Actions mises en oeuvre

Le jardin est divisé en trois portions :
Des parcelles individuelles exploitées par 8 bénévoles régulier.ère.s de l’association.
Des parcelles partagées qui demandent l’investissement de chacun.e, et en particulier de ceux possédant une parcelle.
Des parcelles réservées aux ateliers avec l’école primaire d’Estienne d’Orves située à une centaine de mètre du jardin. Tous les jeudis 4 classes viennent s’occuper de leur plantes et les observer grandir.
D’autres actions sont prévues dans ce nouveau jardin, dont notamment l’installation de parcelles surélevées pour les personnes à mobilité réduites (handicapé.e.s physiques et/ou seniors) et la création d’ateliers avec des personnes ayant un handicap mental.

résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs, des actions mises en oeuvre

En deux ans le jardin a pris forme, notamment suite à l’installation de bacs en bois pour soutenir chaque parcelle. Outre les quelques 120 adhérent.e.s et écolier.ère.s qui y jardinent chaque semaine, de nombreux.ses voisin.e.s viennent occasionnellement participer, comme des jeunes heureux de pouvoir jardiner à l’air libre durant la période de confinement. Le jardin, qui doit s’élargir prochainement suite aux demandes d’adhésions croissantes, est bien ancré sur son territoire et fédère la population avoisinante.

Originalité du programme

Le jardin est original à plusieurs niveaux. Dans ses techniques de permaculture tout d’abord, inspirées d’innovations du monde entier comme le principe de buttes auto-fertiles (Hügelkultur en allemand) ou la culture en couches dites de Lasagna Garden. Le jardin est pensé pour nécessiter peu d’entretien, et aucun intrant chimique n’y est déversé. Il est en outre visité par les abeilles d’un apiculteur voisin. Son organisation en parcelles individuelles et partagées permet en outre un équilibre entre engagement durable et ouverture aux nouveaux venus ; cela évite un entre-soi tout en assurant un entretien durable.

Partenariat(s) développé(s) dans le cadre du programme

La Forêt Enchantée a développé des partenariats avec la mairie pour obtenir le terrain et la terre, ainsi que des partenariats financiers avec France Bénévolat et la CNAV pour acheter de l’équipement, bien qu’une partie des dépenses reste aux frais des adhérent.e.s. Elle développe aussi des liens avec l’amicale des locataires du logement social et a récemment placé des bacs sur le chemin de la résidence pour inciter les résident.e.s à les entretenir, et à profiter des fruits en temps voulu. Pour développer ses futurs projets, elle prévoit de s’associer avec l’association Les chlorophylliens dont Philippe Hersent est aussi le président ainsi qu’avec des IME et/ou ESAT de Montreuil.

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés durant la mise en oeuvre du programme :

L’association a connu des divergences sur la mise en place des parcelles individuelles et des difficultés vis-à-vis de l’investissement durable de chacun.e, et des difficultés liées à l’acceptation du jardin par les résident.e.s et au manque d’espace.

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

La division du jardin a permis de constituer un noyau dur d’adhérent.e.s engagé.e.s. Plus le jardin prend forme, plus les résident.e.s semblent adhérer à sa présence et à interagir avec les membres de l’association.

Améliorations futures possibles :

Le jardin devrait s’agrandir prochainement avec l’ajout d’une parcelle entre celui-ci et l’école primaire. De futurs subventions devraient aussi permettre à la Forêt Enchantée de s’équiper en modules pour personnes à mobilité réduite afin d’améliorer l’inclusivité du jardin. Les adhérent.e.s sont jusqu’à présent des “jeunes retraité.e.s” (de 60 à 75 ans), et ces aménagements pourraient notamment permettre d’accueillir des retraité.e.s plus âgé.e.s.

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou transposition du programme :

L’aspect visuel semble avoir joué dans l’acceptation du quartier. L’investissement en planches de bois pour tracer des parcelles semble donc avoir payé. En outre, l’investissement d’un noyau dur d’adhérent.e.s, de préférence expérimenté.e.s en jardinage et disponibles, a grandement bénéficié au projet.

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