Logo ANSA - Agence nouvelle des solidarités actives

MémoTIC : consommer mieux pour dépenser moins

Résumé : L’Ansa a conçu avec ses partenaires des ateliers de sensibilisation pour aider les ménages modestes à mieux maîtriser leur budget, par une approche globale de leurs dépenses « contraintes ». L’Ansa a développé un kit d’animation, conçu pour que des associations et des établissements publics puissent les porter en ateliers collectifs.

Partager cette fiche

Programme

  • Démarrage : janvier 2012
  • Lieu de réalisation : Nanterre
  • Budget : N/C
  • Origine et spécificités du financement : la phase d’expérimentation et les actions d’essaimage menées par l’Ansa sont portées par des financements privés. Les kits d’animation peuvent être téléchargés gratuitement. Ils sont libres de droit (sauf pour usage commercial)

Organisme(s)

  • ANSA - Agence nouvelle des solidarités actives
  • 28 rue du Sentier
  • 75012 PARIS
  • https://twitter.com/Ansa_Asso
  • Salariés : 18
  • Bénévoles : 3
  • Adhérents : 25
Site Internet

Localisation

Comité de lecture

  • Date de lecture de la fiche :  04/08/2014 00:00
Solution(s) : Précarité énergétique
Pays :  France, Île-de-France
Envergure du programme :  Nationale, Locale
Opérateur(s) :  Établissement Public, Association, ONG
  • Bénéficiaires :  Bottom Of the Pyramid (BOP)
  • Domaine(s) :  Énergie, Budget

Fiche collectée dans le cadre du programme RESOLIS « PRECARITE ENERGETIQUE »

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0 ( http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/ )
Pour citer un texte publié par RESOLIS : Allard Caroline , « MémoTIC : consommer mieux pour dépenser moins », **Journal RESOLIS** (2014)

Origines et contexte du programme

L’augmentation du coût de l’énergie et l’évolution des pratiques de communication ont entraîné des dépenses supplémentaires importantes pour les ménages, difficiles à assumer pour les plus modestes d’entre eux. Le budget consacré à « l’énergie » est ainsi passé de 10 à 15 % entre 2001 et 2006. Une hausse qui a pour effet direct d’accroitre et de complexifier et les difficultés budgétaires de ces foyers. Les cas de factures impayées ou de surendettement en sont la principale manifestation.

Objectifs du programme

À l’initiative d’Orange, un partenariat a été conclu début 2012 avec le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), le bailleur social Polylogis et l’Agence nouvelle des solidarités actives (Ansa) afin de mieux comprendre les usages des ménages modestes en termes de télécoms et d’énergie puis d’expérimenter des leviers d’actions pour aider ces ménages à mieux maîtriser leur budget, par une approche globale de leurs dépenses dites « contraintes ».

Actions mises en oeuvre

Un projet expérimental a donc été réalisé dans un quartier d’habitat social à Nanterre (Hauts-de-Seine), au sein du parc privé du bailleur social Logirep, en partenariat avec le centre social des Acacias. Une étude sociologique a d’abord été menée par le CSTB auprès de vingt foyers situés dans ce quartier afin d’identifier leurs usagers en matière de consommation d’énergie et télécoms. L’Ansa et ses partenaires ont ensuite conçu des ateliers de sensibilisation sur le thème de l’énergie (avec GDF-Suez), des télécoms (ateliers conçus avec l’Afutt), et du budget.

résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs, des actions mises en oeuvre

Organisé entre janvier et mai 2013, ce cycle de 6 ateliers a nécessité le travail d’une personne pendant environ 60 heures et rassemblé près de 150 habitants en tout. Ils ont donné des clés aux habitants pour se réapproprier leurs dépenses et mieux maîtriser leur budget, en les sensibilisant par exemple sur le fonctionnement d’un crédit renouvelable, l’efficacité des éco-geste, l’accès aux tarifs sociaux d’énergie ou encore les différentes offres de téléphonie mobile. Ces ateliers sont désormais en phase d’essaimage, en lien avec d’autres acteurs du social grâce à des kits d’animation « clés en main » élaborés par l’Ansa à cet effet.

Originalité du programme

L’originalité du projet MémoTIC tient principalement en deux aspects : la volonté d’appréhender la question des dépenses contraintes de télécom et d’énergie de manière globale et sa vocation à être essaimé, diffusé et porté par des acteurs ancrés dans les territoires, auprès de leurs propres publics, grâce à la facilité de prise en main des ateliers et à la possibilité de les adapter.

Partenariat(s) développé(s) dans le cadre du programme

Phase expérimentale (2013)
Financé principalement par Orange avec un appui de la Fondation Cetelem et piloté par l’Ansa, ce projet a rassemblé les partenaires opérationnels suivant : le CSTB, le bailleur social Logirep (filiale du groupe Polylogis), l’Afutt, (Association Française des Utilisateurs de Télécommunication) l’association Nahda et GDF Suez, la ville de Nanterre, le centre social des Acacias.

Phase d’essaimage (2014)
Financements privés : Orange, Fondation Cetelem, Fondation Schneider Electric
Partenaires opérationnels : Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS), association Unis-Cité

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés durant la mise en oeuvre du programme :

La mobilisation des personnes concernées pour participer aux ateliers collectifs.

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

Travailler avec des groupes déjà constitués (comme les ateliers sociaux-linguistiques du centre social) ; travailler avec un bailleur social, en mobilisant tous les canaux de communication (gardiens, courriers avec la quittance de loyers, affiches dans les halls d’immeuble, etc.).

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou transposition du programme :

Les professionnels du secteur social ou d’association qui porteront les ateliers doivent prendre le temps de bien s’approprier le contenu. Ils doivent aussi travailler sur la mobilisation des personnes concernées pour participer aux ateliers collectifs. Pour que les ateliers fonctionnent et soient attractifs, il est essentiel qu’ils soient un espace ouvert d’échange avec, autant que possible des animations ludiques (dont un certain nombre sont proposées dans le kit d’animation). L’effet de bouche à oreille est important pour la participation aux ateliers suivants, le fonctionnement en cycle d’ateliers a porté ses fruits.

Pour en savoir plus

Contacter Caroline Allard pour obtenir le lien vers les kits d’animation (caroline.allard@solidarites-actives.com)


Partager cette fiche
Télécharger la fiche